Dossier analytique
KPV — dossier motif C-terminal de l'α-MSH
Le motif minimal C-terminal de l'α-MSH, étudié indépendamment des récepteurs mélanocortines.
Identité moléculaire
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Numéro CAS | 67727-97-3 |
| Masse molaire | 376.45 g/mol |
| Formule brute | C₁₉H₂₈N₄O₄ |
| Séquence / nature | Lys-Pro-Val |
| Pureté | ≥99% |
| Aspect | Poudre lyophilisée blanche |
Les valeurs ci-dessus correspondent au lot en catalogue et sont reprises telles quelles depuis la fiche produit. Toute divergence entre ce dossier et la fiche doit être signalée avant utilisation.
Contexte de recherche
La dissociation entre activité anti-inflammatoire et activité mélanotrope au sein d’une même hormone est le point d’intérêt de ce tripeptide. Il constitue un exemple de réduction d’une molécule à son motif minimal actif, démarche classique en chimie peptidique.
Mécanisme étudié
Le KPV est un tripeptide correspondant aux trois résidus C-terminaux de l’α-MSH — lysine, proline, valine.
Son intérêt scientifique tient à une dissociation nette : ce fragment conserve, dans la littérature publiée, une part de l’activité anti-inflammatoire de l’hormone entière tout en étant dépourvu de l’activité mélanotrope. Il n’active pas les récepteurs mélanocortines de manière significative, ce qui implique un mécanisme distinct.
L’hypothèse mécanistique dominante est intracellulaire : des travaux ont rapporté une inhibition de la voie NF-κB, mesurée par translocation nucléaire de la sous-unité p65 en immunofluorescence, par essais rapporteurs de transcription, et par dosage des cytokines dans le surnageant de culture après stimulation par LPS.
Un second axe de recherche concerne son transport : des publications décrivent une internalisation via le transporteur de peptides PepT1, exprimé notamment dans l’épithélium intestinal, ce qui a orienté une partie des travaux vers les modèles de barrière épithéliale en culture.
Littérature in-vitro
Les modèles les plus fréquents sont les lignées épithéliales intestinales (Caco-2, HT-29) et les macrophages en culture stimulés par LPS. Les mesures de cytokines par ELISA constituent le critère principal.
Points d’entrée bibliographiques
- PubMed — littérature évaluée par les pairs
- PubChem — profil chimique et données d’essai
- NCBI — références de méthodologie et de récepteurs
Ces liens constituent un point d’entrée dans la littérature et non une sélection éditorialisée. Aucune des sources citées ne se rapporte à un usage humain de ce matériau, et leur consultation directe est recommandée pour toute conception de protocole.
Distinguer ce composé de ses analogues
Fragment C-terminal de l’α-MSH dépourvu d’activité mélanotrope : les données portant sur l’α-MSH entière ne sont pas transposables.
Le numéro CAS porté sur la fiche produit est l’identifiant à retenir. Les dénominations commerciales, codes de développement et abréviations d’usage varient d’une source à l’autre et ne constituent pas une identification fiable.
Limites méthodologiques
Tripeptide très court : la vérification d’identité par spectrométrie de masse est peu discriminante, plusieurs combinaisons d’acides aminés pouvant donner des masses voisines. Une confirmation de séquence est préférable. La rétention chromatographique faible complique par ailleurs la quantification.
Ces limites ne sont pas des réserves de forme : elles déterminent ce qu’un protocole employant ce matériau peut ou ne peut pas établir. Les expliciter dans le plan expérimental évite d’attribuer au composé une observation imputable au système de mesure.
Paramètres analytiques
Tripeptide très court et très polaire, faiblement retenu en phase inverse. La méthode chromatographique doit être adaptée en conséquence.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Conservation | Conservation à −20 °C, à l’abri de la lumière |
| Solubilité | Soluble en eau bactériostatique (BAC) |
| Stabilité | Stable 24 mois à −20 °C ; 30 jours après reconstitution à 2–8 °C |
| Méthodes de contrôle | RP-HPLC · MS · NMR |
La reconstitution relève du protocole expérimental. Le volume de solvant détermine la concentration finale et n’est pas prescrit ici : il dépend de la conception de l’expérience et des conditions de l’essai.
Concentrations résultantes
Le tableau ci-dessous est arithmétique : il indique la concentration obtenue pour un volume de solvant donné, sans recommandation d’usage.
| Conditionnement | 1 ml | 2 ml | 3 ml |
|---|---|---|---|
| 10mg | 10.00 mg/ml | 5.00 mg/ml | 3.33 mg/ml |
Ces valeurs supposent une dissolution complète et un contenu peptidique conforme au rapport de lot. Lorsque le contenu quantitatif réel diffère de la masse nominale — écart courant, lié aux contre-ions et à l’eau résiduelle — la concentration effective est inférieure à la valeur théorique. C’est précisément la raison pour laquelle le contenu quantitatif par flacon fait partie du protocole de vérification.
Conception de protocole
Trois points conditionnent la validité d’un essai employant ce matériau, indépendamment de la question posée.
La concentration effective n’est pas la concentration nominale. Elle dépend du contenu peptidique réel du lot, de la dissolution complète et de l’adsorption sur les parois du contenant. Un contrôle de concentration après reconstitution est préférable à l’hypothèse d’un rendement parfait.
La durée d’exposition réelle peut être inférieure à la durée nominale lorsque le composé est dégradé par le milieu. Vérifier la stabilité dans les conditions exactes de l’essai — milieu, sérum, température, durée — avant d’interpréter une absence d’effet.
Le bras de contrôle doit correspondre au véhicule effectivement employé, à la même concentration finale. Cette exigence est banale et reste la cause la plus fréquente de résultats non reproductibles.
Vérification du lot
Les conditionnements suivants sont couverts par un rapport Janoshik Analytical, consultable depuis la fiche produit :
- 10mg — rapport de lot disponible
| Conditionnement | Rapport de lot | Disponibilité |
|---|---|---|
| 10mg | Couvert | En stock |
Le programme de vérification porte exclusivement sur l’identité et la pureté du matériau, par chromatographie en phase inverse et spectrométrie de masse. Il ne couvre ni la stérilité, ni les endotoxines, ni aucune caractéristique microbiologique.
Questions fréquentes
Comment se présente ce produit à la réception ?
Sous forme de poudre lyophilisée en flacon scellé, expédiée sous emballage isotherme et neutre. Replacez le flacon à la température de conservation indiquée dans les spécifications dès réception.
Quel solvant utiliser pour la reconstitution ?
L’eau bactériostatique est le solvant de reconstitution usuel pour les peptides lyophilisés en contexte de laboratoire. Le volume relève du protocole expérimental et de la concentration recherchée ; nous ne fournissons aucune recommandation de dosage.
Combien de temps le matériau reste-t-il stable ?
La fenêtre de stabilité figure dans le tableau des spécifications de cette fiche, avant et après reconstitution. Ces valeurs correspondent aux conditions de conservation indiquées ; toute variation de température les raccourcit.
Le rapport d’analyse correspond-il exactement à mon flacon ?
Le rapport lié sur cette page correspond au conditionnement sélectionné. Chaque rapport est émis par Janoshik Analytical à partir d’un échantillon soumis anonymement, et porte sur l’identité et la pureté du peptide.
Ce produit peut-il être utilisé sur l’être humain ou l’animal ?
Non. Il s’agit d’un matériau de référence de qualité analytique destiné exclusivement à la recherche in-vitro en laboratoire. Toute administration à l’être humain ou à l’animal est exclue, et aucune allégation thérapeutique, diagnostique ou médicale n’est formulée.